Etant
donné que les fonctions immunologiques diminuent avec l'âge, le développement
d'une dermatite de contact est moins probable chez la personne agée.
Parmis
9957 testés dans notre département depuis 1978, seulement 882 (9 %)
malades (316 hommes, 566 femmes) étaient âgés de plus de 65 ans. 536 d'entre eux (61 %) présentaient au
moins une réaction positive.
Une
analyse des résultats des tests épicutanés obtenus au sein de cette population
âgée, révèle que les allergènes les plus fréquemment rencontrés sont
représentés par des ingrédients de produits pharmaceutiques à usage local (dans
71 % des cas!). Par ailleurs, les
jambes représentent la localisaton la plus souvent rencontrée: 59 %
(patients atteints d'ulcère de jambe et/ou de dermatite de stase).
Les
allergènes principaux sont des allergènes "classiques" tels les
alcools de laine, le baume du Pérou, le mélange de parfums, la néomycine, les
parabènes, le cétrimide, etc.
Cependant, ces dernières années de nouvelles substances sont venues
s'ajouter au spectre des allergènes, p.e. le propylène glycol, le sesquioléate
de sorbitane, la chlorhexidine, le nonoxynol, ... voire même des
corticostéroides. Malgré quelques cas
exceptionnels, dans notre expérience, les nouveaux matériaux, contenant des
substances macro-moléculaires et utilisés dans le cadre du traitement de
plaies, sont moins aptes à induire des sensibilisations. Leur application croissante peut être un moyen
de prévention de dermatites de contact chez la personne agée.